• Chronique 9 : Le parfum, Patrick Süskind

    Chronique 9 : Le parfum, Patrick Süskind

     

    Un roman envoûtant, mais... perturbant

     

    Le parfum

    Auteur : Patrick Süskind

    Editions : Le livre de poche

    Parution : 1989

    Genre : Roman drame

    Pages : 290

    Prix : ?

     

     

    Couverture Le parfum

     

    Synopsis : Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.

    Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".
    C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

     

     

    Mon avis : Ce roman m’a été fortement conseillé par une amie, pour qui cela a été un coup de cœur. J’ai personnellement du mal à me faire un avis clair, même si cela penche un peu plus vers le positif.

     

    En premier lieu, la plume de Süskind est envoûtante, simple, pleine de descriptions olfactives plaisantes. Néanmoins la deuxième partie du livre m’a totalement décrochée de ma lecture. J’étais dans un envoûtement total au début, puis j’ai de moins en moins aimé, j’ai eu du mal à avancer, je l’ai laissé quelques jours sans le toucher. Puis finalement une fois arrivée à la troisième partie j’ai de nouveau accroché. Il m’a fallu néanmoins attendre un bon moment (là où les meurtres commencent, c’est-à-dire après 200 pages au moins) pour me remettre réellement dedans et avoir envie de connaitre la suite. Certains passages m’ont parus longs, et je pense que ce qui m’a ralenti était tout simplement le personnage principal : Grenouille. Alors oui c’est un personnage psychologiquement super intéressant, bien construit, mais son côté trop dépourvu de sentiments m’a embêtée. Je ne l’ai pas aimé du tout, impossible de m’accrocher à lui, et quand le personnage principal dégage une ambiance dérangée et perturbante comme ça, ça a été difficile de continuer.

     

    Donc comme dit plus haut, je pense que ce livre a réellement un côté philosophique qu’il ne faut pas louper ! Néanmoins je ne peux pas trop vous en parler pour ne pas vous spoiler. Pour ceux qui l’ont déjà lu donc

     

    /spoiler alerte/

    Le fait que le personnage n’ai pas d’odeur, comme si il n’avait pas d’existence, et le fait qu’il essaye par-dessus tout de s’en créer une est à commenter : Il teste les gens autour de lui, il joue avec eux, il fait des parfums pour exister au sein d’eux. C’est une critique de l’humanité dans un sens : on est tous totalement bête et on ne remarque rien autour de nous. C’est ce qui est plus ou moins dit dans le texte. Une personne différente de tout le monde (par le fait qu’il n’ait pas d’odeur et un odorat ultra développer) peut littéralement conquérir le monde s’il arrive à être malin. Néanmoins ce n’est pas le but de Grenouille et la fin le prouve.

    /fin spoiler/

     

    Le thème de l’odorat, de comment une personne différente des autres se sent au sein de la société, de comment une personne peut en arriver à tuer des personnes sans en souffrir, tout cela est abordé dans le texte d’une manière subtile. C’est donc, comme précisé dans le titre « l’histoire d’un meurtrier », ses facettes et ses intentions, ses ressentis.

     

    L’auteur aborde donc parfaitement la psychologie du meurtrier, les sensations olfactives (dont il y a d’ailleurs un très grand travail de recherches qui a du durer des semaines, car les méthodes utilisées pour créer des parfums, ou la composition de parfums eux-mêmes sont tellement bien décrits qu’ils ne peuvent pas sortir des connaissances d’une personne lambda), il aborde aussi très bien une sorte de critique de la société (même si ce terme généralise). La manière d’écrire de Süskind est prenante, belle. Malgré tout comme je l’ai dis avant, les passages que j’ai trouvés un peu ennuyants ont beaucoup fait baisser mon avis positif de ce roman. Egalement l'ambiance, dès fois très glauque, dérangeante, je n'ai pas trop apprécié. 

     

    Après certains ont adoré et d’autres l’ont détesté, c’est avis subjectif de chacun, mais je ne peux que quand même le conseiller (au moins pour tester cette expérience olfactive :P). Donc à tous ceux qui l’ont depuis des lustres dans leur PAL, lancez-vous ! 

     

     

    Ma note : 

    Intrigue : «««««

    Univers/Personnages : «««««

    Ecriture : «««««

    Livre (physique) : «««««

    Total : 13/20 

     

    Lu dans le cadre de ces challenges : 

     

    - Challenge des 100 romans en 2018

    - Lire plus pour acheter enfin

    - Je vide ma bibliothèque 2018

    - Le challenge des 170 idées 

    - Combien de livres en 2018 ?

    - New PAL 2018

     

    Egalement lu dans le cadre d'une lecture commune par Kalmiya sur Livraddict !

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 19 Mars à 19:39

    Coucou! Je ne suis pas sûre de me lancer un jour dans ce livre, peut-être trop glauque pour moi... En tout cas, chouette, ton avis!

      • Lundi 2 Avril à 11:05

        Merci beaucoup ^^ 

        C'est vrai que c'est assez glauque et si tu n'aimes pas trop ça ça peut poser problème pour la lecture :3

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